lundi 28 mai 2012

LIGHT de Maurice Béjart


J’ai eu la chance de pouvoir assister à la reprise de la chorégraphie de Maurice Béjart, Light, par la compagnie Béjart Ballet Lausanne.



C’était la première fois que j’assistais à un ballet de Béjart, et je n’ai pas été déçu.

La musique est celle d’Antonio Vivaldi, avec des interludes plus contemporains de Tuxedomoon et The Residents, les décors rappellent les façades et les canaux vénitiens.



Le spectacle, créé en 1981, est très beau, mais alors, je n’ai rien compris de ce que cela pouvait bien raconter. Le titre, bien sûr, nous donne la clé. Light est donc un ballet en hommage à la lumière… Mais c’est un peu court.

Voici comment le chorégraphe en parlait :

« Deux villes sur l’eau. Venise, et loin San Francisco ; entre les deux villes un pont, tel le Rialto. L’Arc-en-ciel  sur lequel des garçons et des filles dansent. Ces deux villes s’enfoncent  dans l’eau soudain, mais de la mer une plateforme lumineuse surgit et s’envole vers le ciel portant des êtres qui tournent inlassablement dans la lumière.
La naissance – une femme enceinte – un chercheur d’or – une dame masquée qui semble peinte – une île près de Venise, San Francesco del Deserto où St-François a abordé en revenant de terre Sainte.
San Francisco, la mer, le désert. Un homme en blanc tourne… pourquoi son chapeau est-il le même que celui des Pulcinella de Tiepolo ?
Une femme légère qui porte la lumière.
Un grand seigneur, Don Juan ? Casanova ? Et puis le prêtre roux.
Caro Antonio. »

J’ai bien remarqué la femme enceinte, l’homme blanc qui tourne, mais le chercheur d’or ou le prêtre roux, pas du tout. La prochaine fois, je tacherai de prendre le livret…