A voir et à écouter,
l’exposition Bob Dylan, l’explosion Rock 61-66
Du 6 mars au 15 juillet
2012, à la cité de la Musique.
Cette exposition retrace les débuts de Dylan,
plus particulièrement les années entre 1961 et 1966, ou comment Dylan est devenu une légende, du
chanteur folk new yorkais à la rock star internationale.
L’exposition s’ouvre sur les
années 50, l’adolescence de Robert Zimmerman, dans une famille juive du
Minnesota, illustrée par des affaires personnelles comme des photos de classe
et de famille. C’est l’époque de Buddy Holly et d’Elvis Presley, dont une
guitare est présentée en vitrine. On se croirait presque dans un Hollywood
café…
Durant ses études, il
découvre la musique folk et est largement influencé par le chanteur-poète
contestataire Woody Guthrie, qu’il rencontrera d’ailleurs après son arrivée à New York.
New York, donc, où
Robert Zimmerman, devenu Bob Dylan, débarque en 1961. Afin de se faire
connaître, il se produit dans les clubs et cafés, qui pullulent à Greenwich
Village. C’est à la suite d’un de ces concerts, que le journaliste Robert
Shelton du New York Times rédige un article plus qu’enthousiaste à propos du
chanteur. Ensuite, grâce à cet article, tout va très vite. Dylan enregistre un
premier album de reprises de chansons traditionnelles américaines.
Ces années sont
celles du revival du folk des années 30 et 40. A cette époque, la musique folk
avait une large connotation politique, bien souvent en lien avec les nouvelles
doctrines du socialisme. Dans les années 60, elle permet encore de véhiculer
des messages ou à soutenir des causes. Elle est largement associée aux
mouvements des droits civiques et à la lutte contre la guerre au Vietnam.
D’ailleurs lors du fameux discours de Martin Luther King en août 63 devant le
Lincoln Memorial à Washington, Dylan est l’un des chanteurs invités à jouer sur
scène.
Les photos de Daniel Kramer
rythment l’exposition. Le jeune Dylan y est charismatique. Et on comprend mieux
que beaucoup ait voulu lui faire porter le costume d’icône de la « protest song », même si celui-ci a
toujours refusé d’être un prophète.
A l’été 1965, au festival
Newport Folk, Dylan créé volontairement un choc, en saturant sa musique de sons
électriques. Malgré quelques sifflets de fans pris au dépourvu, le folk rock
est né et influencera indéniablement de nombreux musiciens, des Beatles à Simon
and Garfunkel.
Newport 1964
Newport 1965
La première partie de
l’exposition s’achève sur les notes de « Like a Rolling Stone »,
grand classique mais atypique dans l’univers musical de l’époque.
Au sous-sol de la Cité de la musique, la seconde partie de l'exposition
est plus anecdotique. Elle est consacrée aux liens qui ont pu se nouer entre
Dylan et certains artistes français.
Le plus inspiré d’entre
eux est Hugues Aufray qui accueillera Bob Dylan à Paris en 1966. D’autres
artistes, comme Aufray, ont repris, avec plus ou moins de succès, des titres de
Dylan, en anglais ou en Français. C’est le cas de Johnny ou Marie Laforêt.
Cette dernière reprendra Blowin’ in the wind ou D’être à vous (I want you).
Anecdote rigolote,
illustrée par quelques photos au cours de l’exposition, est celle de la
rencontre entre Dylan et Françoise Hardy. Dylan, en concert à l’Olympia, aurait
refusé de monter sur scène si la Française ne lui était pas présentée.
Hardy, qui n’a pas l’air
très ravie sur la photo, raconte : « Il m'a joué deux chansons : "I Want
You" et "Just Like a Woman". La pensée qu'il me délivrait peut-être
un message via ces chansons ne m'effleura pas… On ne s'est jamais revus. »



Je vais essayer d'y aller !
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