jeudi 5 décembre 2013

GENESIS, Sebastiào Salgado à la MEP


Une jolie expo de ce photographe brésilien jusqu’au 5 janvier 2014, pour nous sensibiliser sur la fragilité de notre planète.
Parmi toutes ces photos en noir et blanc, j’ai été plus touchée par les deux ou trois sur le parc du Simien en Ethiopie que j’avais visité l’année dernière.
 


C’est joli, mais cela ne vaut pas le coup de faire 3 heures de queue un week-end pour bouchonner devant les œuvres. Est-ce que cela vaut le coup de prendre un RTT ?

dimanche 24 novembre 2013

Escale à Bergen


Quand certains ont la tour Eiffel, Big Ben ou le Manneken-Pis, les Norvégiens ont eux, Munch !

J’ai pu avoir un apercu de cet héritage norvégien à Bergen, au musée de Kode, qui réunit une des plus grandes collections des oeuvres de Munch, en dehors d’Oslo. Et on la doit à Rasmus Meyer.


A part le cri, dont le musée a plusieurs versions, je ne connaissais pas très bien ce peintre. Alors que les oeuvres ne respirent pas la joie de vivre, j’ai été surprise de lire que le peintre avait été influencé par le vitalisme (après un séjour en clinique…).

En effet, la carrière de Munch, jalonnée par les dépressions, est d’abord marquée par un expressionnisme plutôt austère. Mais l’artiste évolue vers une forme plus optimiste de l’existence, le vitalisme donc. Les vibrations colorées et les coups de pinceaux vifs traduisent une énergie mentale intense, mais qui ne conduit pas automatiquement à un sentiment de destruction, mais plutôt à une renaissance spirituelle.

Bon ce n’est pas forcément evident dans les lithos ci-dessous.

Séparation II en 1896

Sick child I en 1896

Madonna en 1902

samedi 23 novembre 2013

La Renaissance et le Rêve au Musée du Luxembourg


La Renaissance a conféré aux songes une importance extraordinaire. Grâce au rêve, l’homme s’évade des contraintes de son corps et peut entrer en relation avec les puissances de l’Au-delà.
L’exposition explore donc la thématique du rêve à la Renaissance selon deux axes : d’abord l'évocation du dormeur, puis, plus difficile, la représentation du rêve lui-même.

Quelques œuvres exposées jusqu’au 26 janvier 2014

Veronese, la vision de sainte Hélène,  1575-78

Carracci, le songe de saint Catherine d’Alexandrie, 1600-01

Zucchi, Amour et Psyché, 1589

Bosch, Vision de l’Au-delà, 1505-10

lundi 14 octobre 2013

Pierrot le fou !


Après avoir lu un article paru dans les Inrocks, c’est avec une certaine curiosité que je me rends à la rétrospective consacrée à Pierre Huyghe à Beaubourg, officiellement histoire de dégourdir un peu mes jambes tout en soignant ma culture « art contemporain », officieusement histoire de me la péter devant les autres genre « j’ai été voir cette expo, car à la base j’adore ce type (que je connaissais pas il y a 15 jours), son travail me parle, m’émeut, je pourrais y rester des heures (j’ai dû y rester tout au plus 30 mn avec 10 mn d’envoi de SMS « tu fais quoi », « je suis dispo dans 10 mn », « je suis à un expo démente ») ». Point positif en arrivant : zéro queue, j’ai l’impression que l’expo m’a été réservée, il ne manque plus que le panneau « Dimanche 6 octobre, 14h, Session privée Pauline Raul, réouverture au public à 16h » (ils ont pu rouvrir à 14h30). Impression renforcée à l’entrée quand le jeune GO (Gentil Ouvreur) me demande mon prénom et se met à hurler comme un putois : « Pauliiinnne »… je me sens pousser des ailes (et piquer un fard), même Patrick Bruel peut aller se rhabiller. Première déception : mes oreilles et mes yeux perçoivent vite que – un – je ne suis pas seule dans l’expo, quelques VIP japonais et parisiens étant également de la partie – deux- le GO n’est pas un de mes (nombreux) fans mais est payé pour crier le prénom de chaque visiteur (j’espère également qu’on lui rembourse la cure de Strepsil qu’il doit sans doute faire le soir). Après réflexion, j’hésite à ressortir pour faire semblant d’aller aux toilettes et y retourner en disant au GO que je m’appelle « Salope » ou «Bandetouristalacon », prénoms très répandus en Bulgarie.


Trêve de plaisanterie, j’entre dans la première salle. Première erreur de ma part, j’ai pris le dépliant en Anglais, je ne suis pas anglophabète (très fière de ce néologisme), j’arrive à comprendre ce qu’il y a marqué dessus, c'est-à-dire pas grand-chose et c’est bien dommage car les œuvres ne sont accompagnées d’aucune explication, à l’exception de leur nom et de leur date. Je veux bien que les objets qui vont défiler sous mes yeux soient avant tout soumis à ma propre interprétation (et là je me dis qu’il faudrait que moi ou l’artiste fasse un tour à la Salpêtrière), que je dois me les approprier mais quand même… Pierrot, tu es encore en pleine force de l’âge, tu aurais pu faire un effort.

Bref, mes premiers pas se font hésitants, non pas parce que je me suis descendue trois pintes pour me donner du courage mais parce que je me retrouve nez à nez avec « une nature vivante » au sens propre… Je manque ainsi de me prendre sur la tête plusieurs litres d’eau s’écoulant du plafond, m’obligeant à raser le mur en espérant que la flotte n’atteigne pas mes chaussures en cuir toute neuves que je n’ai pas imperméabilisées. Après avoir vaincu les mini chutes du Niagara, je plonge tout droit dans… « Trente millions d’amis » (ça y est vous avez tous la chanson du générique en tête, vous me détestez) devant faire face à ce qui semble être un chien. A première vue, je me dis que l’empaillement est vraiment bien fait et que le chien a dû mourir de famine car il est maigrissime, on voit parfaitement le dessin de ses côtes, il est extrêmement pâle (traduction : ses poils sont blancs) sauf une de ses pattes, teinte en rose (la touche de l’artiste ou le chien appartenait à Roselyne Bachelot), et là je m’aperçois que les côtes en question bougent… le cleps respire encore, appelez les pompiers ! Le Rantanplan albinos et anorexique se met alors à faire quelques pas de côté, façon petit rat de l’Opéra de Paris, très élégant, mais je dois avouer que, passée la surprise, il me fait plus pitié qu’autre chose, il y a fort à parier que les défenseurs des droits des animaux vont y mettre leur (gros) grain de sable, si ce n’est déjà fait. Je crois d’ailleurs avoir aperçu Brigitte Bardot entamer une grève de la faim devant le centre Pompidou, ce qui ne servira à rien : d’ici le 6 janvier, date de fin de l’expo, elle aura à peine entamé ses réserves (oh je sais, je suis méchante).

A côté du chien, je découvre une autre œuvre, un homme l’air déprimé assis en train de lire un livre, en position du Penseur de Rodin, une balafre sur le visage façon Frankenstein ou Franck Ribéry. Je ne le vois malheureusement pas sur le dépliant, première hypothèse : il s’agit d’un touriste qui s’est auto-érigé en œuvre d’art. Seconde hypothèse, plus plausible, cela fait 15 jours qu’il se fait chi.. à surveiller que le chien n’ait pas des envies de fuite (dans tous les sens du terme…) ou qu’un touriste chinois ne se barre pas avec pour se faire un petit apéro avant le canard laqué. J’hésite à lui demander son nom et sa date de création mais ne le fais pas au risque de m’en pendre une bonne.

La salle « nature vivante » n’en a pas fini avec ses surprises puisque derrière Rantanplan et Francky j’entends des Bzzz Bzzz, Bzzz, non ce n’est pas un téléphone avec la sonnerie de Maya l’abeille mais bien… un essaim de milliers de Maya recouvrant la tête d’un homme (une statue je précise… enfin j’espère). Je déconseille donc cette salle pour ceux qui ont la phobie de ces insectes ou qui en sont allergiques ; même si l’essaim est assez éloigné, on ne sait jamais, au bout d’un moment y’en a peut-être une, en pleine rébellion, qui voudra changer de tête…

Au moins, Pierre Huyghe a réussi son coup, ce premier espace ne laisse pas de marbre, ça change de la classique nature morte, avec ses fruits et ses fleurs gentiment disposés dans des vases ou des paniers.
Malheureusement la suite s’avère moins interpellante, un peu sans queue ni tête, même si non dénuée d’intérêt. Des photos et films jalonnent l’exposition, on y découvre aussi une patinoire noire, divers aquariums où se côtoient végétaux, araignées de mer et Bernard-l’hermite (qui représentait son frère, Thierry, retenu sur un tournage… ok je vais me coucher).

Je ne vais pas tout vous dévoiler (et je dois avouer que je n’ai pas prêté attention à tout), les amoureux de l’artiste y trouveront sans doute leur compte, d’autres, comme moi, resteront plus perplexes ou avec un léger sentiment de frustration, le désir, ou plutôt la curiosité, d’en savoir plus sur les dessous de ces œuvres (et de Francky, surtout).

Pierre Huyghe, Centre Pompidou, Jusqu'au 6 janv.

mercredi 2 octobre 2013

Sergio Larrain


Vagabondages, à la fondation Henri Cartier-Bresson (jusqu’au 22 décembre)


Je ne vous raconterai pas la raison pour laquelle j’ai atterri à cette expo. Mais tout compte fait, ce fut plutôt un heureux hasard.

L’exposition se concentre essentiellement sur les œuvres des années 1950-1960 de cet énigmatique photographe chilien (1931-2012).
Engagé par Henri Cartier-Bresson, il publie de nombreux photoreportages pour l’agence Magnum, qui l’amènent à voyager partout dans le monde. Mais, les exigences de ce type de journalisme ne lui convenant pas, il décide finalement de rentrer au Chili, où il choisit de vivre tel un ascète, presque mystique.

Que ce soit à ces débuts, lors de ces reportages pour Magnum, ou après s’être retiré au Chili, son principal sujet d’intérêt reste les enfants des rues, dont les clichés montrent son envie illusoire de changer les choses.

« Je crois que la pression du monde journalistique – être prêt à sauter sur n’importe quel sujet – détruit mon amour et ma concentration pour le travail »

« Une bonne photographie vient d'un état de grâce. La grâce vient lorsqu'on est libéré des conventions, des obligations, de la compétition : être libre comme un enfant dans ses premières découvertes de la réalité. »


Les filles du pêcheur, Los Horcones, Chili, 1957


Pisac, Pérou, 1960


Village sur la route du Machu Picchu, 1957


Trafalgar square, Londres, 1958-1959


Rue principale, Corleone, Sicile, 1959

dimanche 1 septembre 2013

« Noureev & Friends »


Cette année, Rudolf Noureev aurait fêté ses 75 ans. A cette occasion, la Fondation Noureev proposait un gala de danse « Noureev & Friends », qui s’est joué le 31 mai et le 1 juin au Palais des Congrès de Paris.
Plusieurs danseurs étoile, issus des plus grandes compagnies de ballet (dont Aurélie Dupont et Mathias Heymann de l’Opéra de Paris) ont contribué à ce spectacle et ont présenté des pas-de-deux et variations du répertoire de Noureev, entrecoupés d’images d’archives sur la vie de Noureev et de témoignages vidéo de personnalités ayant eu la chance de travailler avec lui.



Parmi les onze chorégraphies proposées, trois m’ont particulièrement marquées :

Petite Mort du chorégraphe Jirí Kylián, par les danseurs du Ballet de l’Opéra de Bordeaux sur la musique de Mozart.





Manon (Pas de Deux de la Chambre), du chorégraphe Sir Kenneth MacMillan, par deux étoiles de l’English Nation Ballet et the Royal Ballet de Londres
Kenneth MacMillan, qui fut le directeur du Royal Ballet de Londres, créa ce ballet en 1974. En 1965, il avait déjà remanié Roméo et Juliette, Noureev s’était illustré lors de la première dans le rôle titre.



Manfred, de Noureev par l’Etoile Mathias Heymann du ballet de l’Opéra national de Paris, sur la musique de Tchaïkovski
La plupart des chorégraphies de Noureev sont des modernisations des chorégraphies de Marius Petipa (comme La Bayadère, Raymonda, le Lac des Cygnes ou La Belle au Bois Dormant. Ce n’est pasle cas pour le ballet Manfred, créé en 1979 et remonté en 1986.



Bien sûr, ces extraits vidéo ne sont pas ceux du gala de ce week-end hommage.

mardi 21 mai 2013

Une bonne tranche de rigolade

Courez au spectacle de Bérangère Krief au Grand Point Virgule !!


http://www.berengerekrief.com/

mardi 30 avril 2013

Retour en enfance


Découvrez l’univers complètement déglingué « Winshluss, un monde merveilleux », au Musée des Arts Décoratifs, jusqu’au 10 novembre 2013.
En réinterprétant les contes et les dessins animés de notre enfance, l’artiste, également dessinateur de BD, sculpteur, plasticien et même réalisateur, dénonce, à travers ces rites de passage entre le monde de l’enfance à l’âge adulte, la société de consommation, avec sarcasme et humour.









Profitez-en également pour visiter l’expo « Trompe l’œil » !