Il faut qu’on parle de
Kevin, de Lionel Shriver
Editions Belfond, septembre
2006
A la veille de ses seize
ans, Kevin Khatchadourian commet l’irréparable. Dans le gymnase de son
lycée, il tue sept de ses camarades, ainsi qu’un employé de la cafétéria et un
de ses professeurs.
Via de longues
lettres envoyées à son mari, la mère de Kevin, Eva, retrace la naissance et
l’enfance de son fils, et essaie de comprendre ce qui l’a poussé à commettre un
tel massacre. Mission difficile car Kévin n’exprime aucun regret.
Le roman
prend la forme de flashback. Dès le début, le lecteur sait que le drame a eu
lieu. Pourtant on rentre petit à petit et la tension monte au fil des anecdotes
racontées par Eva, qui laissent entrevoir la cruauté et l’ambivalence de Kevin.
l faut qu’on parle de Kevin est un
récit dérangeant sur la maternité et la société, dont les images de la scène
finale perdurent, même plusieurs semaines après la lecture.
Je lirai bien aussi du même
auteur :
La double vie d’Irina et Tout ca
pour quoi
