dimanche 30 décembre 2012

Et l'Homme créa... le robot

Du rêve ancien de l'automate aux robots chirurgiens, les androïdes et autres êtres artificiels dévoilent tous leurs secrets dans l'exposition Et l'Homme créa... le robot au Musée des arts et métiers, jusqu'au 3 mars.

à voir, si vous n'êtes pas agoraphobe ou claustrophobe, et pourquoi pas avec des gamins curieux (donc pas vraiment pour moi...)













Et si vous avez lu Eco, ne loupez pas le Pendule de Foucault.






vendredi 28 décembre 2012

Deux heures à tuer… au Centre Pompidou à Metz


Si vous passez par là, n’hésitez pas à visiter le nouveau Centre Georges Pompidou à Metz.
Premier projet de décentralisation d’un établissement public culturel, avant le Louvre à Lens, le Centre Pompidou-Metz est ouvert au public depuis le 12 mai 2010.

Le bâtiment a été conçu par les architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines :
« En avançant sur le parvis et dans les jardins qui relieront le centre-ville de Metz et la gare au Centre Pompidou-Metz, le visiteur découvrira un édifice aux tons clairs et lumineux, puissant et léger à la fois, invitant à s’abriter sous son toit protecteur. Nous avons imaginé une architecture qui traduise l’ouverture, le brassage des cultures et le bien-être, dans une relation immédiate et sensorielle avec l’environnement. »




Pompidou-Metz est un centre d’art dédié à l’art moderne et contemporain. Il n’y a pas de collections permanentes, mais les conservateurs ont la chance de pouvoir, pour leurs expositions temporaires, piocher dans les collections du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne à Paris, ca fait plus de 65 000 œuvres potentielles.


Voici les expos présentées quand je suis passée à Noël :


Au rez-de-chaussée, j’ai pu voir toutes les études (reproductions de dessins, de photographies, de correspondances, d’articles de presse et de films), documentant l’accrochage du rideau de scène réalisé par Picasso, pour le Ballet Parade en 1917, conçu par Jean Cocteau, Erik Satie, Pablo Picasso et Léonide Massine sous la direction de Serge de Diaghilev.


J’ai été plus impressionnée par l’expo  Sol LeWitt. Dessins muraux de 1968 à 2007. Sol LeWitt est décédé en 2007, mais le Centre Pompidou-Metz a mis à la disposition de son atelier, un énorme espace, pour y présenter 33 de ses dessins muraux. Accompagnés d’étudiants en art de la région, les artistes ont reproduit directement sur les murs spécialement préparés, les dessins de Lewitt, en noir et blanc, et selon plusieurs techniques. La vidéo à la fin du parcours explique bien le principe de collaboration cher à Lewitt. En effet, ce n’est pas vraiment une reproduction de l’œuvre. Les fresques étaient réalisées de la même manière, du vivant de l’artiste. Sol LeWitt concevait préalablement ces œuvres, à base d’instructions et diagrammes très précis, puis elles étaient exécutées par d’autres personnes que l’artiste dans l’espace mis à disposition. Le temps et la précision qu’il a fallu à toute l’équipe me laissent assez perplexe.







Ensuite, je n’ai absolument pas compris l’intérêt de l’expo Frac Forever. La Frac Lorraine a investi une des galeries de Pompidou-Metz et installé près de 200 photographies de sa collection. A priori, il s’agit d’œuvres d’artistes majeurs de ces 40 dernières années. Je dis bien, à priori, car je n’en ai aucune idée. L’expo est totalement plongée dans le noir et on doit découvrir les photos à l’aide d’une lampe torche (plus ou moins en voie d’extinction).  Honnêtement, cela ne présente aucun intérêt. On ne voit pas la moitié des photos, et cela ne met pas spécialement en valeur les quelques unes qu’on arrive à voir.



Enfin, est présentée une œuvre monumentale de Daniel Buren, Écho d'échos : Vues plongeantes, Travail in situ. Il s’agit « simplement » d’un jeu de miroirs, qui reflètent la charpente du bâtiment et met en valeur le travail des deux architectes précédemment cités.






lundi 10 décembre 2012

La Photographie en 100 chefs d’œuvre


Du 13 novembre 2012 au 17 février 2013, à la BNF

Voici ma sélection, parmi la sélection


Franco Fontana, Urban landscape, Phoenix, 1979 


Robert de Montesquiou, portrait d’Aude, vers 1888 


Diane Arbus, Enfant avec une grenade en plastique dans Central Park, New York, 1964


Tony Ray Jones, Ramsgate, 1967


William Klein, USA, New York, Amsterdam Avenue, 1954


Robert Franck, White Tower, 14th Street, NYC, 1948


Bill Brandt, East end girl dancing the lambeth walk, 1939


Frantisek Drtikol, Mother Earth, 1931

jeudi 22 novembre 2012

Léon Spilliaert


Allez, que je vous présente mon peintre préféré, depuis longtemps, avant même que je choisisse d’étudier l’histoire de l’art à la fac : Léon Spilliaert.

Il est assez peu connu, très peu exposé. D’ailleurs, à part deux œuvres assez anecdotiques sur les cimaises de la nouvelle scénographie du musée d’Orsay, je n’ai jamais vu aucune de ces œuvres en vrai.

Spilliaert naquit et vécu à Ostende (1881 – 1946), comme son aîné plus populaire Ensor. Il travaille essentiellement au crayon de couleurs, à l’aquarelle, à l’encre,au pastel, à la gouache, mais très peu, voir jamais à l’huile.
Ses œuvres sont influencées par Munch, Knopff et Degouve de Nuncques ; il fréquente le milieu littéraire du symbolisme belge, Hellens, Verhaeren, Maeterlink.

Non, il ne faut pas être déprimé lorsque l’on s’attarde sur ses images. Mais néanmoins, c’est cet aspect mélancolique, empreint de tristesse, presque cauchemardesque (cf. ces autoportraits), qui m’a tout de suite marqué.

La plupart de ses œuvres se caractérise par de larges espaces vides, de grandes étendues de mer ou de plage, une large palette de gris, très peu de couleurs. Dans ces clair-obscur, les figures humaines sont rares, minuscules, ou de dos. On ressent beaucoup de solitude, celle qu’il a du éprouver lors de ses errances nocturnes dans la cité balnéaire déserte d’Ostende.

Qui m’emmène à Ostende et Bruxelles, où sont exposées la majorité de ses œuvres ?


Vertige, 1908, 637x476 mm, Musée d’Ostende

Sans aucun doute, l’œuvre la plus célèbre. L’angoisse qui émane de cet escalier sans fin, nous renvoie aux films d’Hitchcock.


Autoportrait, 2 novembre, 1908, 490x638, collection privée


Autoportrait au miroir, 1908, 726x490 mm, collection privée


La pose, 1910, 650 x 500


Femme sur une digue


 La buveuse d’absinthe, 1907, 1050x770 mm, collection privée


Quai avec pêcheur sur un poteau d'amarrage, 1909, 690 x 460 mm


 Jeune homme à l’écharpe rouge, 1908


Fillettes devant la vague, 1908, 638x478 mm, collection privée


Le coup de vent, 1904,  510x410 mm, Musée d’Ostende


 Branches, 1912, musée d’Ostende


La poursuite, 1910, 500x650, collection privée


 La nuit, 1908, 480x630, musée d’Ixelles


 Digue et plage, 1907, 194x639 mm, collection particulière


Les œuvres du musée d’Orsay


 Digue, reflets de lumière, 1908, 480x394 mm, musée d’Orsay


 Autoportrait, 1903, 274x272 mm, musée d’Orsay, conservé au département des Arts Graphiques du musée du Louvre


 Clair de Lune et lumières, 1909, 640x485, musée d’Orsay



Mon tableau préféré, longtemps dans ma chambre d’ado, mais pas moyen de trouver une reproduction sur internet.

 Le retour du bain de mer, 1908, 520x420 mm, collection privée