samedi 10 mai 2014

Les expos à ne pas louper (en 2013) suite


Lichtenstein à Pompidou

Bien que je ne sois pas du tout fan du Pop art, j’ai trouvé l’expo sur Roy Lichtenstein très intéressante. En effet, elle permet de se rendre compte que l’artiste est allé bien plus loin que le Pop et que son œuvre est multi facettes.

Par exemple, on peut trouver des clins d’œil à la peinture d’histoire ou de bataille, avec

Whaam !, 1963, Tate Gallery, Londres

Crack, 1963

The Kiss, 1962 (je ne suis plus très sure que ce soit la version vue à Pompidou)

We Rose Up Slowly, 1964

L’artiste fait également référence à l’art nouveau et à l’art de Hokusai
Drowning girl, 1963

Little Big Painting, 1965
Dans ce coup de brosse, il parodie l’expressionisme abstrait.

C’est intéressant car il a beaucoup écrit sur son œuvre, l’a lui-même expliqué donc  on peut comprendre sans lire trop d’interprétations fumeuses d’historiens de l’art.
« Je ne crois pas que je fais des parodies comme Picasso avec Velázquez »
Il fait également référence à Mondrian.
Non objective I, 1964

A Matisse
Still Life with Goldfish, 1972

Atelier d’artiste «La Danse», 1974

Dans cet atelier d’artiste, apparaît même une œuvre qu’il reproduira plus tard
Landscape with philosopher, 1996

A Picasso

the Bull, 1973

Il fait de la sculpture.
Modern sculpture with loop, 1967

Il sape de la notion d’originalité artistique en nous mettant face à l’image de l’image de l’image…
Miroir 1977

vendredi 9 mai 2014

Les expos à ne pas louper (en 2013) suite


Masculin / Masculin à Orsay

Autre expo à Orsay, qui a suscité pas mal de commentaires : Masculin / Masculin, l’homme nu de 1800 à nos jours.

L’exposition faisait se succéder « les canons esthétiques hérités de l’Antiquité, leur réinterprétation aux époques néo-classique, symboliste et contemporaine dans une glorification toujours plus grande du héros, la fascination réaliste pour la révélation du corps dans toute sa vérité, la nudité comme accomplissement du corps dans la nature, la mise à mal du corps et l’expression de la douleur et enfin son érotisation. »

Mais honnêtement, je n’ai pas bien compris la logique de la scénographie et les différences de thèmes entre chaque salle.

Une des œuvres les plus perturbantes est, selon moi, celle de Ron Mueck, Père mort (Dead Dad), 1996-1997.


Et une autre plus agréable :

Wilhelm von Gloeden, Cain, Taormine, Sicile, 1911

jeudi 8 mai 2014

Les expos à ne pas louper (en 2013)


Oui, 2013, car je suis très, très en retard….


L’ange du bizarre. Le Romantisme noir de Goya à Max Ernst à Orsay

Je commence par celle qui m’a le plus marquée et pour laquelle, j’ai sélectionné le plus d’œuvres.

Comme l’indique son titre, le musée d'Orsay proposait de découvrir les multiples déclinaisons du romantisme noir, de Goya et Füssli jusqu'à Max Ernst et aux films expressionnistes des années 1920.


Ci-dessous, le texte présentant l’expo, car j’écrirais pas aussi bien et c’est déjà loin.

Dans les années 1930, l'écrivain et historien d'art italien Mario Praz (1896-1982) a mis en valeur pour la première fois le versant noir du romantisme, désignant ainsi un vaste pan de la création artistique qui, à partir des années 1760-1770, exploite la part d'ombre, d'excès et d'irrationnel qui se dissimule derrière l'apparent triomphe des lumières de la Raison.

Cet univers se construit à la fin du XVIIIe siècle en Angleterre dans les romans gothiques, littérature qui séduit le public par son goût du mystère et du macabre. Les arts plastiques emboîtent rapidement le pas : les univers terribles ou grotesques de nombreux peintres, graveurs et sculpteurs de toute l'Europe rivalisent avec ceux des écrivains : Goya et Géricault nous confrontent aux atrocités absurdes des guerres et naufrages de leur temps, Füssli et Delacroix donnent corps aux spectres, sorcières et démons de Milton, Shakespeare et Goethe, tandis que C.D. Friedrich et Carl Blechen projettent le public dans des paysages énigmatiques et funèbres, à l'image de sa destinée.

A partir des années 1880, constatant la vanité et l'ambiguïté de la notion de progrès, maints artistes reprennent l'héritage du romantisme noir en se tournant vers l'occulte, en ranimant les mythes et en exploitant les découvertes sur le rêve, pour confronter l'homme à ses terreurs et à ses contradictions : la sauvagerie et la perversité cachée en tout être humain, le risque de dégénérescence collective, l'étrangeté angoissante du quotidien révélée par les contes fantastiques de Poe ou de Barbey d'Aurévilly. En pleine seconde révolution industrielle ressurgissent ainsi les hordes de sorcières, squelettes ricanants, démons informes, Satans lubriques, magiciennes fatales… qui traduisent un désenchantement provocant et festif envers le présent.

Lorsqu'au lendemain de la Première guerre mondiale, les surréalistes font de l'inconscient, du rêve et de l'ivresse les fondements de la création artistique, ils parachèvent le triomphe de l'imaginaire sur le principe de réalité, et ainsi, l'esprit même du romantisme noir. Au même moment, le cinéma s'empare de Frankenstein, de Faust et des autres chefs-d'oeuvre du romantisme noir qui s'installe définitivement dans l'imaginaire collectif.

En revanche, je me suis un peu plus foulée pour retrouver quelques reproductions d’œuvres sur le web.

Johann Heinrich Füssli, la folie de Kate, 1806-07

Ary Scheffer, Léonore, les morts vont vite, 1830

Paul Delaroche, la femme de l’artiste sur son lit de mort, Louise Vernet, 1845

Ary Scheffer, Les ombres de Francesca da Rimini et de Paolo Malatesta apparaissent à Dante et à Virgile, 1835

Franz Ludwig Catel, Moines à la chartreuse de San Giacomo à Capri,  1827-1830

Théodore Géricault, Scène de déluge, 1818-1820

Carl Blechen, Route de campagne en hiver au clair de lune, après 1829

Caspar David Friedrich, Rivage avec la lune cachée par des nuages, 1836

Karl Friedrich Lessing, Paysage montagneux, ruines dans une gorge, 1830

Charles-François Jeandel, Femme nue suspendue, cyanotype, vers 1890-1900

Gustave Moreau, Sirènes, 1882

Franz von Stuck, le Baiser du Sphinx, 1895

Carlos Schwabe, La Mort et le fossoyeur, 1895

Gustave Moreau, Galatée, 1880

Julien-Adolphe Duvocelle, Crâne aux yeux exorbités, 1904

Degouve de Nuncques, la maison rose, 1892

Charles Lacoste, la main de l’ombre, 1896