Vagabondages, à la fondation Henri Cartier-Bresson (jusqu’au 22
décembre)
Je ne vous raconterai pas la raison pour laquelle j’ai
atterri à cette expo. Mais tout compte fait, ce fut plutôt un heureux hasard.
L’exposition se concentre essentiellement
sur les œuvres des années 1950-1960 de cet énigmatique photographe chilien
(1931-2012).
Engagé par Henri Cartier-Bresson, il publie
de nombreux photoreportages pour l’agence Magnum, qui l’amènent à voyager
partout dans le monde. Mais, les exigences de ce type de journalisme ne lui
convenant pas, il décide finalement de rentrer au Chili, où il choisit de vivre
tel un ascète, presque mystique.
Que ce soit à ces débuts, lors de ces
reportages pour Magnum, ou après s’être retiré au Chili, son principal sujet d’intérêt
reste les enfants des rues, dont les clichés montrent son envie illusoire de
changer les choses.
« Je crois que la pression du monde journalistique – être
prêt à sauter sur n’importe quel sujet – détruit mon amour et ma concentration
pour le travail »
« Une bonne photographie vient d'un état de grâce. La grâce
vient lorsqu'on est libéré des conventions, des obligations, de la compétition
: être libre comme un enfant dans ses premières découvertes de la réalité. »
Les filles du pêcheur,
Los Horcones, Chili, 1957
Pisac, Pérou, 1960
Village sur la route
du Machu Picchu, 1957
Trafalgar square, Londres, 1958-1959
Rue principale,
Corleone, Sicile, 1959





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