Je remonte le temps pour vous faire part de deux expo
vues depuis longtemps déjà.
Matisse, paires et séries, au Centre Pompidou et
Helmut Newton au Grand Palais.
Matisse d’abord. C’est quand même lui, entre autres,
qui m’a fait choisir ma (première) voie. Mais, comme pour mes exams de première
année, je n’ai pas grand chose à raconter. Les œuvres s’apprécient
d’elles-mêmes, sans forcément avoir à blablater derrière.
Tout de même :
L’exposition montre un aspect singulier de l’oeuvre
d’Henri Matisse : la répétition d’un même sujet, d’un même motif, qui lui
permet d’explorer la peinture elle-même, et qui nous permet de décrypter son
processus créatif.
Le centre Pompidou propose un parcours de l’ensemble
de l’oeuvre de Matisse (de 1899 à 1952) en déclinaison de tableaux formant des
paires ou séries très définies.
Capucines à la danse I et Capucines à la danse II de
1912
Intérieur, bocal de poissons rouges, 1914 et Poissons
rouges et palettes, 1914-1915
la blouse roumaine, 1940 et le rêve ou la dormeuse,
1940
Nu bleu II 1952
Il faut laisser libre cours à votre imagination (ou
passer par la boutique du Centre pour acheter un bouquin...malins les
organisateurs !) car il y a assez peu de textes explicatifs au cours de
l’exposition, mais la mise en parallèle des œuvres parle généralement
d’elle-même et les tableaux s’éclairent au regard l’un de l’autre.
Au final, ce qui m’a le plus marqué, ce sont les
cadres et leur évolution. Des œuvres d’une telle modernité, dans des cadres
dorés trop travaillés du XIXème, mais de rigueur à l’époque où Matisse a peint
ces œuvres, font face aux œuvres réencadrées pour être mises au goût du jour.
Si vous avez de la chance (et un peu dl'argent), l’exposition
est présentée à Copenhague, au Statens Museum for Kunst, jusqu’au au 28 octobre
2012, et au Metropolitan Museum of Art, à New York, du 4 décembre 2012 au 17
mars 2013. Un petit crochet par Matisse avant de rendre visite à La Petite
Sirène ou à la Statue de la Liberté...
Après le Centre Pompidou, direction le Grand Palais : la couleur et la
fraicheur de Matisse laisse place au noir et blanc et à la frontalité de Helmut
Newton.
On l’aura bien compris, Newton impose le nu, là où on
ne l’attend pas, dans la mode et la publicité. Son style « porno
chic » était avant-gardiste, je veux bien le croire, à l’époque, mais me
laisse de glace aujourd’hui.
Ok, il peut faire vibrer en moi mon côté féministe,
car sous son objectif, la femme est forte, fière de sa féminité et joue la
dominatrice. Et me donne l’envie de retourner à la salle de sport, avec ses
modèles athlétiques et sculpturaux.
Ce qui est intéressant, c’est que malgré la nudité, on
ressent le côté bourgeois de ce milieu photographié, surtout quand les modèles
sont des personnalités, telles Catherine Deneuve ou Margaret Thatcher.









On peut aussi fondre !! Les photos sont très belles .
RépondreSupprimer