Le songe d’une nuit d’été
de W. Shakespeare, mise en scène Nicolas Briançon, avec Lorant Deutsch
Ce sont mes voisins jusqu'au 7 avril, au théâtre de
la Porte
Saint-Martin.
Courez-y, c’est rafraichissant. Et, comme moi, vous
apprécierez
encore plus le côté absurde et la mise en scène hallucinante avec un
petit coup
dans le nez.
Après
le goûter à la Cité de l’Architecture au Palais de Chaillot (ici), j’ai testé
pour vous celui au Petit Palais. Bien qu’ils n’y proposent pas de gaufres (j’avais
passé l’heure précédente à m’arrêter devant tous les vendeurs de hot dog des
Champs-Elysées à la recherche désespérée d’une gaufre…), le cadre est
enchanteur, et le sera encore plus lorsque le printemps se sera définitivement
installé.
J’en
ai profité pour visiter l’exposition proposée par le Petit Palais jusque début
août:
« Felix
Ziem, j’ai rêvé le beau, peintures et aquarelles »
Inconnu
au bataillon, j’ai découvert ce peintre-voyageur du XIXème siècle. Mais je n’ai
pas été enthousiasmée par cette découverte. Ziem a eu beaucoup de succès durant
son vivant et a produit énormément de ces paysages vénitiens ou orientalistes. Pourtant
je me suis demandé si la centaine d’œuvres présentée au musée (issue de la
donation du peintre en 1905) n’était pas ce qu’il n’avait pas réussi à vendre. C’est
un peu hâtif comme jugement, mais c’est simplement, vous l’aurez compris, que je
n’ai pas été touchée par ces tableaux, trop pittoresques à mon goût.
Comme toujours, j'y suis un peu allée au
dernier moment, et c’est vrai, un peu à reculons aussi. Mais je ne pouvais tout
de même pas louper l’expo du moment.
Pour faire bref, la scénographie est
assez mal foutue, on ne sait pas se diriger, les panneaux explicatifs n’aident
en rien, car on ne sait pas à quelle partie de la salle ils font référence. Je ne
savais pas par où commencer, par où continuer. Ca n’a pas plu à mon esprit un
peu trop carré, mais ça devait aller de paire avec celui délirant de Dali.
Je suis passée rapidement sur les œuvres
scatologiques et les performances.Je préfère
les œuvres aux couleurs saturées, celles de sa période surréaliste, plus
proches de Magritte comme, un couple aux
têtes pleines de nuages, 1936
Ce que j’avais aimé à l’espace Dali à
Montmartre (que j’ai du visiter il y a 15 ans…), c’étaient plutôt les statues
en bronze (celle de la licorne ou de la jeune fille sautant à la corde), absentes
ici, mais dont on retrouve l’iconographie dans les œuvres suivantes :
Ossification matinale du cyprès, 1936
Paysage avec jeune fille sautant à la corde, 1936
L’expo met en évidence certaines lubies
et fascinations de Dali, comme :
-Les fourmis (dont
il avait la phobie et qui représentaient pour lui la décadence et l’éphémère)
Les fourmis, 1929
Encore des fourmis avec La persistance de la mémoire, 1931
Ou aussi buste de femme rétrospectif, 1933 - 1976
-Autre lubie, l’Angélus de Millet, 1857 (dont il fait
une interprétation toute personnelle : le couple se recueillerait devant
le cadavre d’un nourrisson)
Avec Aurore,
midi, couchant et crépuscule, 1979
Ce tableau date de 1979, alors que Dali
délirait déjà sur le sujet dans les années 30.
-La dernière, qui
est aussi la mienne, les Ménines de Velasquez
(surtout depuis que j’ai découvert le tableau à l’âge où on se prend pour une
princesse)
Dalí de dos peignant Gala de dos
éternisée par six cornées virtuelles provisoirement réfléchies dans six vrais
miroirs, 1972-1973
Twist dans l’atelier de Velasquez, 1962
Velasquez peignant l’infante Marguerite, 1958
Las Meninas, 1960
Enfin en vrac :
Les premiers jours du printemps, 1929
Image médiumnique-paranoïaque, vers 1934
Etude pour le miel est plus doux que le sang, 1926
Pierrot jouant de la guitare, 1925
Métamorphose végétale, 1931
La table solaire, 1936
Venus de Milo aux tiroirs, 1936 – 1964
La tentation de saint Antoine, 1946
Note pratique : c’est jusqu’au 25
mars, il n’y a pas tant de monde que cela et surtout il fait très chaud dans
les salles d’exposition.
Non, je ne me suis pas
offert un aller-retour à Moscou, juste un petit tour de quatre heures dans le
cinéma à côté de chez moi.
En effet, ce dimanche, dans
une centaine de cinémas Pathé-Gaumont en France, était retransmis le ballet La
Bayadère depuis le théâtre Bolchoï de Moscou.
Le topo :
Lorsque la bayadère
Nikiya (une « danseuse du temple ») et Solor se
rencontrent, ils se jurent fidélité éternelle. Ils ignorent
que le Grand Brahmane, également
amoureux de Nikiya, les surprend et décide de se
venger. Il se précipite de révéler ce secret au Rajah qui a
destiné Solor à Gamzatti, sa fille bien-aimée...
«La Bayadère» est un ballet
en trois actes du chorégraphe Marius Petipa sur une musique de Léon Minkus.
L’œuvrea été présentée pour la première fois en 1877.
Elle se veut le reflet d’une Inde mystérieuse et de l'amour impossible
entre la danseuse sacrée Nikiya
et le guerrier Solor. Le troisième et dernier acte du
ballet, connu sous le nom du « Le Royaume des
Ombres », est l'un des extraits les plus célèbres dans
l’histoire du ballet classique.
Nikiya est interprétée par
la célèbre étoile du Bolchoï Svetlana Zakharova, Solor par Vladislav Lantratov
et Gamzatti par Maria Alexandrova.
Danseurs impressionnants
(surtout quand on n’y connait rien), décors grandioses, on ne voit pas le temps
passé. OK on ne retrouve pas l’ambiance de l’opéra, l’odeur et le bruit des
chaussons sur le parquet, mais tout de même la vue est imprenable. Et parfait
pour le spleen du dimanche après-midi.