Comme toujours, j'y suis un peu allée au
dernier moment, et c’est vrai, un peu à reculons aussi. Mais je ne pouvais tout
de même pas louper l’expo du moment.
Pour faire bref, la scénographie est
assez mal foutue, on ne sait pas se diriger, les panneaux explicatifs n’aident
en rien, car on ne sait pas à quelle partie de la salle ils font référence. Je ne
savais pas par où commencer, par où continuer. Ca n’a pas plu à mon esprit un
peu trop carré, mais ça devait aller de paire avec celui délirant de Dali.
Je suis passée rapidement sur les œuvres
scatologiques et les performances. Je préfère
les œuvres aux couleurs saturées, celles de sa période surréaliste, plus
proches de Magritte comme, un couple aux
têtes pleines de nuages, 1936
Ce que j’avais aimé à l’espace Dali à
Montmartre (que j’ai du visiter il y a 15 ans…), c’étaient plutôt les statues
en bronze (celle de la licorne ou de la jeune fille sautant à la corde), absentes
ici, mais dont on retrouve l’iconographie dans les œuvres suivantes :
Ossification matinale du cyprès, 1936
Paysage avec jeune fille sautant à la corde, 1936
L’expo met en évidence certaines lubies
et fascinations de Dali, comme :
-
Les fourmis (dont
il avait la phobie et qui représentaient pour lui la décadence et l’éphémère)
Les fourmis, 1929
Encore des fourmis avec La persistance de la mémoire, 1931
Ou aussi buste de femme rétrospectif, 1933 - 1976
-
Autre lubie, l’Angélus de Millet, 1857 (dont il fait
une interprétation toute personnelle : le couple se recueillerait devant
le cadavre d’un nourrisson)
Avec Aurore,
midi, couchant et crépuscule, 1979
Ce tableau date de 1979, alors que Dali
délirait déjà sur le sujet dans les années 30.
-
La dernière, qui
est aussi la mienne, les Ménines de Velasquez
(surtout depuis que j’ai découvert le tableau à l’âge où on se prend pour une
princesse)
Dalí de dos peignant Gala de dos
éternisée par six cornées virtuelles provisoirement réfléchies dans six vrais
miroirs, 1972-1973
Twist dans l’atelier de Velasquez, 1962
Velasquez peignant l’infante Marguerite, 1958
Las Meninas, 1960
Enfin en vrac :
Les premiers jours du printemps, 1929
Image médiumnique-paranoïaque, vers 1934
Etude pour le miel est plus doux que le sang, 1926
Pierrot jouant de la guitare, 1925
Métamorphose végétale, 1931
La table solaire, 1936
Venus de Milo aux tiroirs, 1936 – 1964
La tentation de saint Antoine, 1946
Note pratique : c’est jusqu’au 25
mars, il n’y a pas tant de monde que cela et surtout il fait très chaud dans
les salles d’exposition.















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