jeudi 7 mars 2013

Dali au Centre Pompidou


Comme toujours, j'y suis un peu allée au dernier moment, et c’est vrai, un peu à reculons aussi. Mais je ne pouvais tout de même pas louper l’expo du moment.
Pour faire bref, la scénographie est assez mal foutue, on ne sait pas se diriger, les panneaux explicatifs n’aident en rien, car on ne sait pas à quelle partie de la salle ils font référence. Je ne savais pas par où commencer, par où continuer. Ca n’a pas plu à mon esprit un peu trop carré, mais ça devait aller de paire avec celui délirant de Dali.
Je suis passée rapidement sur les œuvres scatologiques et les performances.  Je préfère les œuvres aux couleurs saturées, celles de sa période surréaliste, plus proches de Magritte comme, un couple aux têtes pleines de nuages, 1936

Ce que j’avais aimé à l’espace Dali à Montmartre (que j’ai du visiter il y a 15 ans…), c’étaient plutôt les statues en bronze (celle de la licorne ou de la jeune fille sautant à la corde), absentes ici, mais dont on retrouve l’iconographie dans les œuvres suivantes :

Ossification matinale du cyprès, 1936
 
Paysage avec jeune fille sautant à la corde, 1936

L’expo met en évidence certaines lubies et fascinations de Dali, comme :
-          Les fourmis (dont il avait la phobie et qui représentaient pour lui la décadence et l’éphémère)

Les fourmis, 1929
Encore des fourmis avec La persistance de la mémoire, 1931

Ou aussi buste de femme rétrospectif, 1933 - 1976

-          Autre lubie, l’Angélus de Millet, 1857 (dont il fait une interprétation toute personnelle : le couple se recueillerait devant le cadavre d’un nourrisson)
Avec Aurore, midi, couchant et crépuscule, 1979
Ce tableau date de 1979, alors que Dali délirait déjà sur le sujet dans les années 30.

-          La dernière, qui est aussi la mienne, les Ménines de Velasquez (surtout depuis que j’ai découvert le tableau à l’âge où on se prend pour une princesse)
Dalí de dos peignant Gala de dos éternisée par six cornées virtuelles provisoirement réfléchies dans six vrais miroirs, 1972-1973
Twist dans l’atelier de Velasquez, 1962
Velasquez peignant l’infante Marguerite, 1958
Las Meninas, 1960

Enfin en vrac :
Les premiers jours du printemps, 1929
Image médiumnique-paranoïaque, vers 1934
Etude pour le miel est plus doux que le sang, 1926
Pierrot jouant de la guitare, 1925
Métamorphose végétale, 1931
La table solaire, 1936
Venus de Milo aux tiroirs, 1936 – 1964
La tentation de saint Antoine, 1946

Note pratique : c’est jusqu’au 25 mars, il n’y a pas tant de monde que cela et surtout il fait très chaud dans les salles d’exposition.

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