mardi 15 janvier 2013

La photographie en France, 1950-2000


L’article qui ne sert à pas grand chose, vu que l’expo, qui se tenait à la Maison européenne de la photographie, est désormais fermée.
L’exposition est plutôt didactique, elle suit un parcours chronologique par décennies.
Le parcours propose, à côté d’images marquantes, de découvrir des photographies moins connues. Le vu et revu Baiser de Doisneau, YSL par Sieff, une pub Aubade, les images de mai 1968 font face à des œuvres d’artistes (que je ne connaissais pas) comme Izis, Gautrand, Batho, sans vraiment de logique. Quoi qu’il en soit, la balade vaut le coup d’œil.

Izis, Jardin des Tuileries, 1950

Draeger, annonce presse pour Lu, 1954

William Klein, Evelyn + Gauloise, 1958

Sabine Weiss, la 2 CV, 1957

Raymond Cauchetier, à bout de souffle, 1959

Jeanloup Sieff, Hitchcock, 1962

Gilles Caron, mai 1968

Jean-Claude Gautrand, l’assassinat de Baltard, 1972

Jeanloup Sieff, Yves Saint-Laurent, 1971

Philippe Salaün, la vie de château, 1972

Helmut Newton, Yves Saint-Laurent, 1975

Guy Bourdin, hommage à Magritte, 1975

Jean-Paul Goude, Grace revue et corrigée, 1978

Claude Batho, le couloir Olette, 1970

Jean François Jonvelle, Pub Avenir, 1981

Alain Fleischer, le couteau, 1982

Jean Gaumy, entraînement au tir, Téhéran, 1986

lundi 14 janvier 2013

Hopper au Grand Palais


Il fallait réellement être motivées pour aller voir cette expo, billets pris un mois et demi en avance, négo de salaire repoussée, et la foule à braver… (Quoique je fus agréablement surprise, car ce n’était pas la cohue à laquelle je m’attendais.)

L’expo s’ouvre sur les œuvres de jeunesse. On suit ensuite un fil conducteur chronologique, mais les œuvres restent regroupées selon le medium utilisé, les illustrations de magasines et de romans, les gravures, les aquarelles de maison à Gloucester. Tout cela mis en parallèle avec des artistes contemporains de Hopper.

 Young woman in a studio, 1901

 Cunard sailor, 1907

 On the rooftops, 1906 (illustration pour Victor Hugo)

 Night in el train, 1918

 Night Shadows, 1921

 Belle tower, 1924

 House by the railroad, 1925

 Charles Burchfield, promenade, 1927 (je ne sais pas pourquoi, ca me fait penser à la Belle et le Clochard ?)


Ensuite, à l’étage, on rencontre le “vrai” Hopper. Enfin, celui qu’on connait bien, le peintre de l’Amérique des classes moyennes, de l’époque de Mad Men, celui des tableaux (trop) connus comme Gas en 1940, Summertime en 1943, Nighthawks en 1942.





Si si, je suis sûre que vous les connaissez…

Gas, 1940

Summertime, 1943


Nighthawks, 1942


Autant sur la première partie de l’exposition, il y avait pas mal d’explications, autant le visiteur est un peu désœuvré dans cette seconde partie.

Par exemple, au rez-de-chaussée, sur les panneaux explicatifs, on pouvait lire les comparaisons entre certaines œuvres de Hopper et des tableaux de peintres français des siècles précédents. Pourquoi ne pas mettre ces explications dans les salles où sont exposées les œuvres ?


Rembrandt, Bethsabée au bain tenant la lettre de David, 1654 vs Hotel room, 1931


Rembrandt, Philosophe en méditation, 1632 vs Excursion into philosophy, 1959


Watteau, Gilles, 1717-1719 vs Two comedians, 1966


Courbet, Atelier du peintre, allégorie du réel, 1855 vs Soir bleu, 1914


L’expo est intéressante car c’est toujours sympa de voir en vrai les œuvres qu’on a vu 15000 reproduites. On se rend mieux compte de la lumière, de l’esseulement des personnages dans ces tableaux de grand format.
Mais ca vaut doublement le coup de se documenter avant d’aller la voir.
Sur le site du Grand Palais (même via leur page facebook), il y a beaucoup d’articles qui permettent de mieux comprendre les œuvres (j’aurai pu vous faire un copié-collé, mais je crois que cela ne se fait pas…).
Ou même d’acheter les petits catalogues à moins de 10 euros.
Car ce ne sont pas seulement de belles peintures. Apparemment, il y avait une vraie réflexion du peintre (enfin d’après les historiens de l’art).
Certains tableaux faisaient écho à des événements d’actualité. Par exemple, Ground Swell en 1939 n’est pas la simple représentation de pêcheurs essuyant une houle mais évoque la déclaration de guerre en Europe.
On se rend compte également comment l’artiste a inspiré de nombreux cinéastes de Alfred Hitchcock à David Lynch (qui a rencontré Hopper pendant ses études), et comment de nombreuses œuvres ont été détournées.


Hitchcock, Hypnose


David Lynch, Blue Velvet


Gregory Crewdson, Untitled





Voici mes tableaux préférés, souvent ceux qui représente des architectures :


Drugstore, 1927


The City, 1927


Manhattan bridge loop, 1928

 
Railroad sunset, 1929


From Williamsburg bridge, 1928

jeudi 3 janvier 2013

Un livre, une pièce de théâtre, le même scénario (ou presque)

 
Le repas des fauves de Vahé Katcha au théâtre Michel à Paris, par la compagnie Minus et Cortex, jusqu’à mi-janvier 2013.
Dans la France occupée, des amis fêtent l’anniversaire de leur hôte. Suite à un attentat, la Gestapo fait irruption et exige deux otages qui seront fusillés. L'officier allemand laisse les convives dîner et les charge de désigner eux-mêmes les otages qu'il viendra chercher au dessert.


Bloc 11 de Piero Degli Antoni, paru en 2010.
A Auschwitz en 1944, des détenus se sont évadés. En représailles, le commandant du camp choisit dix déportés qu'il fait enfermer dans le "Bloc 11" le temps d'une nuit. Leur mission: désigner l'un d'entre eux qui sera exécuté le lendemain. S'ils ne parviennent pas à se mettre d'accord, ils seront tous fusillés.