lundi 14 janvier 2013

Hopper au Grand Palais


Il fallait réellement être motivées pour aller voir cette expo, billets pris un mois et demi en avance, négo de salaire repoussée, et la foule à braver… (Quoique je fus agréablement surprise, car ce n’était pas la cohue à laquelle je m’attendais.)

L’expo s’ouvre sur les œuvres de jeunesse. On suit ensuite un fil conducteur chronologique, mais les œuvres restent regroupées selon le medium utilisé, les illustrations de magasines et de romans, les gravures, les aquarelles de maison à Gloucester. Tout cela mis en parallèle avec des artistes contemporains de Hopper.

 Young woman in a studio, 1901

 Cunard sailor, 1907

 On the rooftops, 1906 (illustration pour Victor Hugo)

 Night in el train, 1918

 Night Shadows, 1921

 Belle tower, 1924

 House by the railroad, 1925

 Charles Burchfield, promenade, 1927 (je ne sais pas pourquoi, ca me fait penser à la Belle et le Clochard ?)


Ensuite, à l’étage, on rencontre le “vrai” Hopper. Enfin, celui qu’on connait bien, le peintre de l’Amérique des classes moyennes, de l’époque de Mad Men, celui des tableaux (trop) connus comme Gas en 1940, Summertime en 1943, Nighthawks en 1942.





Si si, je suis sûre que vous les connaissez…

Gas, 1940

Summertime, 1943


Nighthawks, 1942


Autant sur la première partie de l’exposition, il y avait pas mal d’explications, autant le visiteur est un peu désœuvré dans cette seconde partie.

Par exemple, au rez-de-chaussée, sur les panneaux explicatifs, on pouvait lire les comparaisons entre certaines œuvres de Hopper et des tableaux de peintres français des siècles précédents. Pourquoi ne pas mettre ces explications dans les salles où sont exposées les œuvres ?


Rembrandt, Bethsabée au bain tenant la lettre de David, 1654 vs Hotel room, 1931


Rembrandt, Philosophe en méditation, 1632 vs Excursion into philosophy, 1959


Watteau, Gilles, 1717-1719 vs Two comedians, 1966


Courbet, Atelier du peintre, allégorie du réel, 1855 vs Soir bleu, 1914


L’expo est intéressante car c’est toujours sympa de voir en vrai les œuvres qu’on a vu 15000 reproduites. On se rend mieux compte de la lumière, de l’esseulement des personnages dans ces tableaux de grand format.
Mais ca vaut doublement le coup de se documenter avant d’aller la voir.
Sur le site du Grand Palais (même via leur page facebook), il y a beaucoup d’articles qui permettent de mieux comprendre les œuvres (j’aurai pu vous faire un copié-collé, mais je crois que cela ne se fait pas…).
Ou même d’acheter les petits catalogues à moins de 10 euros.
Car ce ne sont pas seulement de belles peintures. Apparemment, il y avait une vraie réflexion du peintre (enfin d’après les historiens de l’art).
Certains tableaux faisaient écho à des événements d’actualité. Par exemple, Ground Swell en 1939 n’est pas la simple représentation de pêcheurs essuyant une houle mais évoque la déclaration de guerre en Europe.
On se rend compte également comment l’artiste a inspiré de nombreux cinéastes de Alfred Hitchcock à David Lynch (qui a rencontré Hopper pendant ses études), et comment de nombreuses œuvres ont été détournées.


Hitchcock, Hypnose


David Lynch, Blue Velvet


Gregory Crewdson, Untitled





Voici mes tableaux préférés, souvent ceux qui représente des architectures :


Drugstore, 1927


The City, 1927


Manhattan bridge loop, 1928

 
Railroad sunset, 1929


From Williamsburg bridge, 1928

1 commentaire:

  1. Merci pur cet article. J'ai eté au Grand Palais il y a quelue jour, ton article m'a permis d'approfondire :)
    Cecilia

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