Il fallait réellement être
motivées pour aller voir cette expo, billets pris un mois et demi en avance, négo
de salaire repoussée, et la foule à braver… (Quoique je fus agréablement
surprise, car ce n’était pas la cohue à laquelle je m’attendais.)
L’expo s’ouvre sur les œuvres de jeunesse.
On suit ensuite un fil conducteur chronologique, mais les œuvres restent
regroupées selon le medium utilisé, les illustrations de magasines et de romans,
les gravures, les aquarelles de maison à Gloucester. Tout cela mis en parallèle
avec des artistes contemporains de Hopper.
Ensuite, à l’étage, on rencontre
le “vrai” Hopper. Enfin, celui qu’on connait bien, le peintre de l’Amérique des
classes moyennes, de l’époque de Mad Men, celui des tableaux (trop) connus
comme Gas en 1940, Summertime en 1943, Nighthawks en 1942.
Si si, je suis sûre que vous les
connaissez…
Gas, 1940
Summertime, 1943
Nighthawks, 1942
Autant sur la première partie de
l’exposition, il y avait pas mal d’explications, autant le visiteur est un peu désœuvré
dans cette seconde partie.
Par exemple, au rez-de-chaussée, sur
les panneaux explicatifs, on pouvait lire les comparaisons entre certaines œuvres
de Hopper et des tableaux de peintres français des siècles précédents. Pourquoi
ne pas mettre ces explications dans les salles où sont exposées les œuvres ?
Rembrandt, Bethsabée au bain tenant la lettre de David, 1654 vs Hotel room, 1931
Rembrandt, Philosophe en méditation, 1632 vs Excursion into philosophy, 1959
Watteau, Gilles, 1717-1719
vs Two comedians, 1966
Courbet, Atelier du peintre, allégorie du réel, 1855 vs Soir bleu, 1914
L’expo est intéressante car c’est
toujours sympa de voir en vrai les œuvres qu’on a vu 15000 reproduites. On se
rend mieux compte de la lumière, de l’esseulement des personnages dans ces
tableaux de grand format.
Mais ca vaut doublement le coup
de se documenter avant d’aller la voir.
Sur le site du Grand Palais (même
via leur page facebook), il y a beaucoup d’articles qui permettent de mieux
comprendre les œuvres (j’aurai pu vous faire un copié-collé, mais je crois que
cela ne se fait pas…).
Ou même d’acheter les petits
catalogues à moins de 10 euros.
Car ce ne sont pas seulement de
belles peintures. Apparemment, il y avait une vraie réflexion du peintre (enfin
d’après les historiens de l’art).
Certains tableaux faisaient écho
à des événements d’actualité. Par exemple, Ground
Swell en 1939 n’est pas la simple représentation de pêcheurs essuyant une
houle mais évoque la déclaration de guerre en Europe.
On se rend compte également
comment l’artiste a inspiré de nombreux cinéastes de Alfred Hitchcock à David Lynch
(qui a rencontré Hopper pendant ses études), et comment de nombreuses œuvres ont
été détournées.
Hitchcock, Hypnose
David Lynch, Blue Velvet
Gregory Crewdson,
Untitled
Voici mes tableaux préférés,
souvent ceux qui représente des architectures :
Drugstore, 1927
The City, 1927
Manhattan bridge loop, 1928
Railroad sunset, 1929
From Williamsburg bridge, 1928



















Merci pur cet article. J'ai eté au Grand Palais il y a quelue jour, ton article m'a permis d'approfondire :)
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