jeudi 22 novembre 2012

Léon Spilliaert


Allez, que je vous présente mon peintre préféré, depuis longtemps, avant même que je choisisse d’étudier l’histoire de l’art à la fac : Léon Spilliaert.

Il est assez peu connu, très peu exposé. D’ailleurs, à part deux œuvres assez anecdotiques sur les cimaises de la nouvelle scénographie du musée d’Orsay, je n’ai jamais vu aucune de ces œuvres en vrai.

Spilliaert naquit et vécu à Ostende (1881 – 1946), comme son aîné plus populaire Ensor. Il travaille essentiellement au crayon de couleurs, à l’aquarelle, à l’encre,au pastel, à la gouache, mais très peu, voir jamais à l’huile.
Ses œuvres sont influencées par Munch, Knopff et Degouve de Nuncques ; il fréquente le milieu littéraire du symbolisme belge, Hellens, Verhaeren, Maeterlink.

Non, il ne faut pas être déprimé lorsque l’on s’attarde sur ses images. Mais néanmoins, c’est cet aspect mélancolique, empreint de tristesse, presque cauchemardesque (cf. ces autoportraits), qui m’a tout de suite marqué.

La plupart de ses œuvres se caractérise par de larges espaces vides, de grandes étendues de mer ou de plage, une large palette de gris, très peu de couleurs. Dans ces clair-obscur, les figures humaines sont rares, minuscules, ou de dos. On ressent beaucoup de solitude, celle qu’il a du éprouver lors de ses errances nocturnes dans la cité balnéaire déserte d’Ostende.

Qui m’emmène à Ostende et Bruxelles, où sont exposées la majorité de ses œuvres ?


Vertige, 1908, 637x476 mm, Musée d’Ostende

Sans aucun doute, l’œuvre la plus célèbre. L’angoisse qui émane de cet escalier sans fin, nous renvoie aux films d’Hitchcock.


Autoportrait, 2 novembre, 1908, 490x638, collection privée


Autoportrait au miroir, 1908, 726x490 mm, collection privée


La pose, 1910, 650 x 500


Femme sur une digue


 La buveuse d’absinthe, 1907, 1050x770 mm, collection privée


Quai avec pêcheur sur un poteau d'amarrage, 1909, 690 x 460 mm


 Jeune homme à l’écharpe rouge, 1908


Fillettes devant la vague, 1908, 638x478 mm, collection privée


Le coup de vent, 1904,  510x410 mm, Musée d’Ostende


 Branches, 1912, musée d’Ostende


La poursuite, 1910, 500x650, collection privée


 La nuit, 1908, 480x630, musée d’Ixelles


 Digue et plage, 1907, 194x639 mm, collection particulière


Les œuvres du musée d’Orsay


 Digue, reflets de lumière, 1908, 480x394 mm, musée d’Orsay


 Autoportrait, 1903, 274x272 mm, musée d’Orsay, conservé au département des Arts Graphiques du musée du Louvre


 Clair de Lune et lumières, 1909, 640x485, musée d’Orsay



Mon tableau préféré, longtemps dans ma chambre d’ado, mais pas moyen de trouver une reproduction sur internet.

 Le retour du bain de mer, 1908, 520x420 mm, collection privée

3 commentaires:

  1. Bonjour,
    je viens de découvrir ce peintre - connaissez-vous un bon livre, pas tellement pour m'y introduire, pas besoin, mais pour y rester ? Une bonne édition, sans trop de textes, pas envie, mais de belles reproductions, le "plus" possible et, je ne sais pas, enfin vous voyez. J'espère.
    Merci.

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    1. Bonjour,

      je vous conseille le livre de Anne Adriaens-Pannier, paru aux éditions Pandora en 1998 il me semble.
      bonne journée

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  2. Un artiste comme pas deux. Je pourrais regarder ses œuvres des heures entières.

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