vendredi 28 décembre 2012

Deux heures à tuer… au Centre Pompidou à Metz


Si vous passez par là, n’hésitez pas à visiter le nouveau Centre Georges Pompidou à Metz.
Premier projet de décentralisation d’un établissement public culturel, avant le Louvre à Lens, le Centre Pompidou-Metz est ouvert au public depuis le 12 mai 2010.

Le bâtiment a été conçu par les architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines :
« En avançant sur le parvis et dans les jardins qui relieront le centre-ville de Metz et la gare au Centre Pompidou-Metz, le visiteur découvrira un édifice aux tons clairs et lumineux, puissant et léger à la fois, invitant à s’abriter sous son toit protecteur. Nous avons imaginé une architecture qui traduise l’ouverture, le brassage des cultures et le bien-être, dans une relation immédiate et sensorielle avec l’environnement. »




Pompidou-Metz est un centre d’art dédié à l’art moderne et contemporain. Il n’y a pas de collections permanentes, mais les conservateurs ont la chance de pouvoir, pour leurs expositions temporaires, piocher dans les collections du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne à Paris, ca fait plus de 65 000 œuvres potentielles.


Voici les expos présentées quand je suis passée à Noël :


Au rez-de-chaussée, j’ai pu voir toutes les études (reproductions de dessins, de photographies, de correspondances, d’articles de presse et de films), documentant l’accrochage du rideau de scène réalisé par Picasso, pour le Ballet Parade en 1917, conçu par Jean Cocteau, Erik Satie, Pablo Picasso et Léonide Massine sous la direction de Serge de Diaghilev.


J’ai été plus impressionnée par l’expo  Sol LeWitt. Dessins muraux de 1968 à 2007. Sol LeWitt est décédé en 2007, mais le Centre Pompidou-Metz a mis à la disposition de son atelier, un énorme espace, pour y présenter 33 de ses dessins muraux. Accompagnés d’étudiants en art de la région, les artistes ont reproduit directement sur les murs spécialement préparés, les dessins de Lewitt, en noir et blanc, et selon plusieurs techniques. La vidéo à la fin du parcours explique bien le principe de collaboration cher à Lewitt. En effet, ce n’est pas vraiment une reproduction de l’œuvre. Les fresques étaient réalisées de la même manière, du vivant de l’artiste. Sol LeWitt concevait préalablement ces œuvres, à base d’instructions et diagrammes très précis, puis elles étaient exécutées par d’autres personnes que l’artiste dans l’espace mis à disposition. Le temps et la précision qu’il a fallu à toute l’équipe me laissent assez perplexe.







Ensuite, je n’ai absolument pas compris l’intérêt de l’expo Frac Forever. La Frac Lorraine a investi une des galeries de Pompidou-Metz et installé près de 200 photographies de sa collection. A priori, il s’agit d’œuvres d’artistes majeurs de ces 40 dernières années. Je dis bien, à priori, car je n’en ai aucune idée. L’expo est totalement plongée dans le noir et on doit découvrir les photos à l’aide d’une lampe torche (plus ou moins en voie d’extinction).  Honnêtement, cela ne présente aucun intérêt. On ne voit pas la moitié des photos, et cela ne met pas spécialement en valeur les quelques unes qu’on arrive à voir.



Enfin, est présentée une œuvre monumentale de Daniel Buren, Écho d'échos : Vues plongeantes, Travail in situ. Il s’agit « simplement » d’un jeu de miroirs, qui reflètent la charpente du bâtiment et met en valeur le travail des deux architectes précédemment cités.






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